Le luxe ralentit aux États-Unis, le huard recule : ce que ça change pour vos bijoux
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Cette semaine, deux portraits bien différents du monde de la bijouterie se sont dessinés. Au sud de la frontière, les clients aisés dépensent moins en luxe. Ici, au Canada, les bijouteries vivent une année étonnamment solide, même si le dollar canadien glisse à son plus bas niveau en un an et demi. Voici ce qui se passe, en termes simples.
Les Américains freinent leurs achats de luxe
Selon les données de cartes de crédit analysées par Citi et rapportées par Reuters le 6 octobre, les dépenses de luxe aux États-Unis ont reculé de 6 % en septembre par rapport à l'an dernier. C'est un troisième mois de baisse d'affilée, après des reculs de 4 % en juillet et en août. La maroquinerie et le prêt-à-porter se sont un peu repris en septembre, mais les montres et la haute joaillerie ont encore faibli.
Les analystes évoquent plusieurs inquiétudes à la fois : l'incertitude à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, la faiblesse persistante de la Chine, les retombées économiques de la guerre en Iran et la hausse des taux obligataires et hypothécaires américains. Citi s'attend tout de même à ce que les marques qui visent le haut de gamme résistent relativement bien, soutenues par la vigueur de la Bourse.
Le huard sur la défensive
Le dollar canadien a touché 1,4293 $ CA pour un dollar américain le lundi 5 octobre, son plus bas en 18 mois, et s'échangeait autour de 1,4274 $ CA mardi. C'est environ 70 cents américains. La vigueur générale du billet vert, la hausse des taux obligataires américains, un secteur des services canadien en recul et des négociations commerciales Canada–États-Unis au point mort pèsent sur notre devise.
Le commerce y est pour beaucoup. Depuis la fin août, les États-Unis imposent un tarif de 50 % sur de nombreux produits canadiens. La liste publiée en juillet comprend les diamants polis non montés, les colliers et chaînes en or et plusieurs types de bijoux en argent ou plaqués. Les diamants bruts n'y figurent pas. L'excédent commercial du Canada a bondi à 4,2 milliards $ CA en août, ce que les économistes attribuent en partie aux exportateurs qui se sont dépêchés d'expédier avant l'entrée en vigueur des tarifs.
Pendant ce temps, les Canadiens continuent d'acheter des bijoux
Chez nous, le portrait est plus lumineux. Selon des données de Statistique Canada citées par Retail Insider le 6 octobre, les ventes des bijouteries, maroquineries et boutiques de bagages ont grimpé de 15,9 % en juillet par rapport à l'an dernier. Birks, bien de chez nous à Montréal, a annoncé des ventes en hausse de 15,5 % pour l'exercice 2026, et les revenus canadiens de Michael Hill ont augmenté de 7,3 % pour atteindre 174,2 millions $ CA. Bref, les Canadiens continuent de souligner les grands moments de la vie, même si les Américains se montrent plus prudents.
Le huard faible a toutefois un effet pour quiconque achète ici. L'or et les diamants se négocient partout dans le monde en dollars américains : quand notre dollar baisse, le même gramme d'or ou la même pierre coûte plus cher en dollars canadiens, même si son prix en dollars américains n'a pas bougé.
Les fluctuations du dollar et les tarifs échappent à notre contrôle, mais c'est une bonne raison de planifier plutôt que de se presser. Si vous songez à une bague de fiançailles ou à un cadeau pour les Fêtes, mieux vaut connaître vos options tôt : le poids du métal, la taille de la pierre et le choix entre diamant naturel ou de laboratoire influencent tous le prix final. Nous serons heureux de vous guider et de vous remettre une soumission claire en dollars canadiens. Prenez rendez-vous avec nous, en toute simplicité.
Sources : Reuters via Investing.com (6 oct. 2026) · Yahoo Finance (6 oct. 2026) · KnightsbridgeFX (6 oct. 2026) · Retail Insider (6 oct. 2026) · National Jeweler (22 juill. 2026) · Rapaport (23 juill. 2026). Prix en dollars américains, sauf indication contraire.